Maisons passives : la modernité en milieu rural

UN PROJET DE LONGUE HALEINE

• La construction d’un habitat de type “passif” à Auzet est proposée en 2007 par un Auzétan, aujourd’hui conseiller municipal.
• Elle est intégrée au programme de l’équipe municipale élue en 2008 pour deux raisons :
– la population du village augmente et l’offre de logements ne suit pas ;
– l’exemplarité d’une telle réalisation dans un petit village de montagne (altitude moyenne de l’habitat : 1200 m) peut mobiliser les professionnels du bâtiment locaux, voire régionaux, et contribuer à la lutte pour la réduction des gaz à effet de serre.
• Le lieu d’implantation, sur un site Natura 2000, est arrêté cette même année, en limite nord du quartier du Serre.
• En juin 2008, présentation publique du projet aux Auzétans et leurs invités.
• Suivent deux étapes importantes pour la réalisation :
– sa prise en charge par la jeune Communauté de Communes du Pays de Seyne qui adopte à cet effet une compétence nouvelle en mai 2009 ;
– le choix du logement social qui optimisera son financement.
• Le projet prend la forme de deux bâtiments d’un étage, adjacents, pour quatre logements d’environ 120 m2.
• La complexité technique et le caractère novateur du projet nécessitent un appel d’offres selon la procédure du groupement de conception-réalisation. L’architecte (cabinet NaturARCH à Digne-les-Bains, M. Benoît Grimaud) et le groupement d’entreprises conduit par la SAS Ragoucy (Gap) sont choisis en 2011.
• Le maître d’œuvre choisit la Fédération Française de la Construction Passive pour prendre conseil et attribuer, ou non, le label “passif”.
• Le plan de financement est voté par l’assemblée communautaire fin 2010. Son montage aboutira en 2012.
• Lancés en mars 2013, les travaux durent environ un an.
• Les quatre familles locataires emménagent le 1er mars 2014.

Une vidéo pour tout savoir sur le modèle “passif” :

Les maisons passives dans le contexte paysager auzetan

DÉFINITION ET AVANTAGES
Qu’est-ce qu’une maison « passive » ?

Ce mode de construction à très basse consommation d’énergie repose sur l’utilisation de l’apport de la chaleur « passive » du soleil.

Pour être efficace, il doit réunir 5 conditions.
1. Une exposition au soleil optimale
2. De grandes baies vitrées, double ou triple vitrage
3. Une excellente isolation des murs extérieurs, du toit et du plancher
4. Une étanchéité à l’air sans faille (absence de ponts thermiques)
5. Une VMC double flux performante

Trois critères permettent de déterminer si un bâtiment peut obtenir le label « passif » :

– besoins en chauffage < 15 kWh/m²/an (< 50 kWh/m2/ an pour la RT 2012 dans notre région) ou puissance de chauffe < 10 W/m² ;
– étanchéité de l’enveloppe : n50 ≤ 0,6 h–1 ;
– besoins en énergie primaire totale (électroménager inclus) < 120 kWh/m²/an.
Les avantages du concept « passif »

• Plus de confort, grâce à une température homogène dans chaque pièce, une qualité de l’air nettement supérieure à celle d’une construction standard et un habitat très lumineux.
• Des coûts énergétiques très réduits : 90 % d’économie de chauffage soit environ 10 à 20 € mensuels, 15 à 30 € toutes consommations énergétiques confondues. Les habitants et les appareils électro-ménagers contribuent au chauffage des locaux.
• Un retour sur investissement en moins de 20 ans, durée appelée à diminuer avec l’augmentation du coût de l’énergie*.
• Écologique : la très faible consommation de ce type d’habitat économise les énergies fossiles, ­limite le recours au nucléaire et réduit sensiblement les émissions de CO2.

* Ne concerne plus, fin 2015, les produits pétroliers et le gaz.
A SAVOIR

L’habitat est le plus gros consommateur d’énergie en France (42,5 % de l’énergie finale totale). Il génère 23 % des émissions de gaz à effet de serre.


Inauguration et remise du label “Passiv Haus” le 15 février 2014

Avril 2015 : la certification “Passiv Haus” est définitivement accordée aux maisons passives auzétanes par la FFCP.

  • Lire l’article dans le mensuel L’Age de faire (mars 2015)
  • Lire l’article dans le quotidien La Provence (avril 2015)
  • Article dans le trimestriel Village (été 2015)
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